29- Les villes coloniales

Du 9 au 16 décembre

Zacatecas, San Louis Potosi, Tamasopo, Puente de Dios, Xilitla, Jalpan, San Miguel de Allende et Guanajuato.

Des charmantes villes bien conservées, situées au nord de Mexico-City, sont emblématiques de la période coloniale. Nous faisons notre pèlerinage à travers les villes coloniales dans le sens opposé des conquistadors, du nord au sud, de Zacatecas à Guanajuato.

Herman Cortés est arrivé sur la côte de l’actuelle Veracruz en 1915. Il s’est dirigé vers Tenochtitlan (Mexico City) puis vers le nord. Après avoir battu les Aztèques, les conquistadors ont confié la population indienne à des colons espagnols dits “encomenderos.” Attirés par la promesse de l’argent, ils ont pénétré dans la Méso-Amérique : les états d’Oaxaca et de Chiapas, la péninsule du Yucatan, ainsi que dans la région du nord, au-delà des domaines Aztèque et Tarasca pour atteindre Zacatecas et au-delà.

Zacatecas est remarquable pour ses bâtiments en calcaire baroque qui remplissent une vallée étroite entre des collines escarpées et arides. Les patrons aristocratiques ont construit de nombreuses demeures et églises majestueuses.

Comme d’habitude, nous cherchons une place pour nous garer. Nous tentons de traverser le centre. Les rues sont étroites, souvent en pente. Nous nous aventurons dans une rue qui semble bien petite sur le GPS. 50 mètres plus loin, nous sommes bloqués par un véhicule garé sur le bord : notre pot d’échappement accrocherait la roue du véhicule si nous avançons. Le problème est que les véhicules se sont agglomérés derrière nous, nous avons bloqué au moins toute cette rue, peut être aussi les rues adjacentes. Nous attendons là un bon moment et heureusement le propriétaire du véhicule arrive finalement. Hélas, il ne peut ouvrir son véhicule que du côté où nous bloquons sa portière. Un enfant grimpe sur la voiture et réussi enfin à l’ouvrir. Nous pouvons finalement partir après un petit coup de stress… Promis, nous éviterons les centres-villes à partir de maintenant.

 

Une fois dans le centre, nous prenons le téléphérique jusqu’à Cerro de la Bufa, la colline au nord-est du centre-ville. Cerro de la Bufa fut le site d’une bataille sanglante en 1914.

La décoration abondante sur l’impressionnante façade à trois niveaux de la cathédrale de la ville est considérée comme le meilleur exemple du style architectural Churriqueresque ou ultra-baroque du Mexique. Cet extérieur exubérant de la cathédrale contraste étrangement avec un intérieur dont les trésors ont été perdus dans les turbulences de la réforme et, plus tard, de la révolution.

C’est la préparation de noël. Les mexicains sont très catholiques et Il y a de nombreuses crèches dans la ville.

San Louis Potosi 

Le lendemain, nous partons pour San Luis Potosi, la 2ème ville coloniale de notre pèlerinage. Elle est située au centre du Mexique. Il s’agissait d’un important centre d’extraction d’or et d’argent sur le Camino Real de Tierra Adentro, une route commerciale du milieu du XVIe au XIXe siècle. San Luis Potosi est connu pour ses bâtiments coloniaux, comme l’imposante église baroque de San Francisco.

Nous commençons notre exploration par le Teatro de La Paz, le théâtre de la paix, qui est en réalité un petit palais. Sa façade nous fait lever les yeux grâce à ses colonnes épaisses et hautes en pierre de carrière rose, à la géométrie du 19ème siècle qui rappelle les anciennes constructions romaines. Sa coupole a été rapportée de Paris lors du Porfiriato.

Ce qui était une prison il y a plus de cent ans est aujourd’hui l’un des centres culturels les plus importants de l’État, le musée d’art contemporain (MAC). Nous ne pouvons hélas pas le visiter car il est fermé le lundi.

La cathédrale métropolitaine de San Luis Potosí est une magnifique œuvre d’architecture religieuse et une vitrine d’œuvres d’art sublimes. Nous admirons la façade baroque raffinée et le superbe intérieur néoclassique de cette église monumentale qui domine la place principale de la ville. La cathédrale est située sur le site d’une église paroissiale de la fin du XVIe siècle.

La façade baroque de la cathédrale présente deux clochers, l’un érigé au XVIIe siècle et l’autre en 1910, afin de commémorer le centenaire du Mexique. Chaque tour comporte trois niveaux de colonnes de Solomonic, décorées de motifs floraux en spirale. Entre les tours sur un petit clocher se trouve une statue de la Vierge Marie sous une série de trois cloches.

A l’intérieur, la cathédrale présente trois nefs divisées par des rangées de grandes arches et des colonnes de style grec. Les plafonds peints en bleu des nefs avec des motifs dorés tourbillonnants évoquent les images d’une galaxie remplie d’étoiles.

Nous partons assez tard le soir et nous devrons conduire un peu durant la nuit. D’autant plus qu’en arrivant dans la petite ville de Tamasopo, nous sommes encore une fois bloqués. Il n’y avait pas possibilité d’éviter le centre de ce petit village. Les employés municipaux ouvrent les bouches d’égout en pleins milieu des carrefours sans se soucier des véhicules de notre taille : et bien cela ne passe pas ! Même si être bloqués nous arrive maintenant assez régulièrement, nous n’arrivons pas à nous y habituer et cela est stressant tant pour Damien qui conduit, que pour Irina qui guide Damien à l’extérieur du camping-car.

L’arrivée au camping est assez stressante, dans la nuit, sur une route de bien mauvaise qualité…

Tamasopo

La natation manque aux enfants. Ils se sont habitués à nager assez souvent, soit dans une piscine soit dans la mer. Donc, le lendemain, nous allons faire une petite pause des visites urbaines coloniales et nous allons à Tamasopo, village célèbre pour ses cascades.

Tout d’abord, nous visitons les cascades du jardin où nous avons passé la nuit.

Ensuite, nous allons à Puente de Dios : une sorte de caverne formée de roche naturelle à travers laquelle les rayons du soleil pénètrent dans une crevasse, créant un effet d’éclairage artificiel sur l’eau. Dans cet endroit, Damien et les enfants profitent du bleu turquoise de l’eau, des stalactites et des stalagmites sur les murs, ce qui en fait une expérience inoubliable. Irina reste sur les rochers avec Emma.

Nous visitons finalement les cascades de Tamasopo. C’est un lieu de végétation luxuriante qui cède la place à un véritable Eden. Écouter le bruit de l’eau lorsqu’elle tombe à une hauteur de 20 mètres et observer comment la nappe d’eau uniforme glisse et se divise à travers les rochers devient un spectacle total que nos yeux ont simplement apprécié.

 

Xilitla

Connu dans l’Antiquité comme l'”Athènes” de Huasteca, Xilitla doit sa prospérité initiale à ses plantations de café et a acquis une renommée internationale grâce à l’ouverture du Jardin de sculptures du millionnaire anglais Edward James, à Las Pozas.

En nous promenant dans les jardins, nous trouvons notre chemin dans les escaliers incomplets qui deviennent des ponts menant à nulle part. Ensuite, nous regardons par les fenêtres gothiques, nous marchons le long des serpents de pierre et les constructions sphériques qui semblent provenir d’un paysage de rêve qui défie la gravité et le temps. Nous vivons la magie des bassins, où rien n’est conventionnel, officiel ou encapsulé. Malgré la peur que les enfants puissent s’ennuyer, ils s’amusent eux aussi. En fait, Amélie et William sont nos guides dans cette jungle onirique.

 

 

Le créateur du complexe Las Pozas était, selon son meilleur ami Salvador Dali, “plus fou que tous les autres surréalistes réunis”.

  

Après avoir rêvé les yeux ouverts pendant quelques heures, nous continuons notre pèlerinage colonial vers Jalpan.

Nous commençons à avoir faim et nous arrêtons dans un petit “restaurant” sur le bord de la route. Nous touche du bois, mais jusqu’à présent, nous n’avons pas été malade ! 🙂

 

Jalpan

Nous sommes à Jalpan le 12 décembre, le jour de la fête de la Sainte Guadalupe, la protectrice du Mexique. Depuis quelques jours nous sommes bloqués sur les routes pour laisser passer la caravane en son honneur. Nous arrivons tout de même à Jalpan et nous garons dans le parking d’un hôtel sur la route principale, à 5 min à pied du centre de ville. Nous sommes très contents car nous pourrons sortir de la ville facilement demain. Après dîner, nous sortons dans la ville pour mieux comprendre la tradition de la Sainte Guadalupe. Devant l’église, les jeunes se rassemblent et tentent de décrocher du papier toilette et autres culottes et objets de tous les jours d’un poteau glissant faisant environ 8 mètres de hauteur.

   

 

San Miguel de Allende

Nous arrivons tard à San Miguel de Allende. Nous avons trouvé un camping dans le centre de la ville. Mais quand nous y arrivons, nous nous réalisons que Johnny RV ne passe pas l’entrée. Il fait déjà nuit, nous ne voulons conduire ni pendant la nuit, ni dans la ville. Nous tournons à droite et nous tombons sur une rue résidentielle hyper jolie et proche du poste de police. Nous garons Johnny RV.

San Miguel de Allende est une charmante ville coloniale regorgeant de somptueuses demeures et de belles églises, toutes reliées par des rues étroites et pavées.

Le lendemain matin, pendant qu’Irina et Emma font la lessive, Damien va au coiffeur avec les enfants.

Damien avait vraiment besoin d’une coupe de cheveux.  

Oratorio de San Filipe Neri:

Templo de Nuestra Señora de la Salud:

San Miguel de Allende est la plus belle ville du Mexique que nous avons visité jusqu’à présent. 

Un des sites que nous avons vraiment apprécié est la paroisse San Miguel Arcangel. Elle est devenu la marque de la ville. C’est un beau temple de la fin du siècle.

Guanajuato

Nous arrivons à nouveau tard dans la soirée et nous nous arrêtons dans un camping situé 10 km avant la ville. L’hôte est un très gentil mexicain. Il nous dit tout sur Guanajuato sauf une chose, que nous ne découvrirons que le lendemain soir. Le lendemain matin, nous profitons du WIFI pour faire du CNED puis on file dans le centre-ville en autobus.

Nous commençons notre visite avec le musée des momies, qu’on trouve un peu sinistre. Les très nombreuses momies de Guanajuato sont mortes au moment d’une épidémie de choléra en 1833. Ces momies ne sont généralement ni retouchées, ni habillées, ni “réparées” : nous les verrons comme elles ont été déterrées, pour la plupart et la façon dont elles ont été enterrées peut avoir un côté très effrayant. Certaines de ces momies portent toujours les vêtements complets.

Les bébés, comme celui ci-dessus, ont probablement été enterrés les yeux grands ouverts et les mains jointes dans la prière ; on s’attendait à ce que les “petits anges” s’envolent directement au paradis où la Vierge les attendait.

Dans tous les cas, ce qui frappe le plus, c’est de voir des cadavres, toujours vêtus de vêtements qu’ils ont pu arpenter et ont certainement été enterrés et parfois encore coiffés sur la tête, et se rendant compte que l’on regarde de vrais êtres humains qui une fois ont vécu et respiré … Brrr. 

Tomber amoureux de Guanajuato, c’est facile. Avec ses lieux étonnants pleins de couleurs et d’histoire, son atmosphère chaleureuse de paix et de tranquillité, cela nous donnent l’impression que nos rêves se réalisent.

Le coin des escaliers:

            

Guanajuato est un endroit plein de magie, situé au cœur du Mexique, qui nous permet de découvrir son architecture unique avec divers bâtiments et maisons qui sont un excellent exemple de l’architecture coloniale de style néoclassique et baroque.

Callejon del Beso. Lorsque deux amoureux passent par la Callejon del Beso, l’allée du baiser, ils doivent s’embrasser à la troisième marche pour que leur amour dure pour toujours. Comme il y a trop du monde,  nous n’arrivons pas à le faire, mais nous espérons que notre amour dure pour toujours quand même.  🙂 

Guanajuato est constitué de nombreux canaux sous-terrains devenus aujourd’hui des tunnels pour traverser la ville plus facilement en voiture.

 

Nous mangeons quelques quesadillas sur le pouce en fin de journée. Mais il fait maintenant nuit et nous ne savons pas comment rentrer au camping. Nous demandons a un couple qui entre dans sa voiture comment nous pouvons rejoindre une station de bus ou trouver un taxi. Ils se regardent et nous proposent de nous ramener. En fait, ils nous expliqueront plus tard qu’ils ont eu peur pour nous et que cela leur semblait la solution la plus sure. Nous les invitons pour une bière dans notre maison. Juan Carlos est lui aussi réalisateur de documentaires, comme Irina, et il se bat également contre la corruption. dans son pays. Les moments de difficultés sont souvent propices a de nouvelles rencontres !

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